Digital · Prestation
Mixage et montage son de podcast
Un podcast s'écoute au casque, dans le bruit, et il revient chaque semaine. Ces trois contraintes dictent le mixage, et aucune ne ressemble à celles de la télévision.
Fiche technique
| Livraison | −16 LUFS stéréo · −3 dBTP |
|---|---|
| Fichiers | WAV 48 kHz 24 bits ou MP3 320 |
| Cadence | À l'épisode ou forfait mensuel |
| Retours | Une passe incluse |
| Références | Legend · BAO TALK · Sous emprise · Transonore |
Faire tenir les voix ensemble
Vos intervenants n'ont ni le même micro, ni la même distance, ni le même timbre, et parfois pas le même lieu d'enregistrement. Écoutées à la suite pendant une heure, ces différences deviennent fatigantes, c'est la première raison pour laquelle on décroche d'un épisode.
Le travail consiste à les rapprocher : égalisation individuelle, dynamique voix par voix, traitement des sifflantes et des respirations. Pas à les rendre identiques, à les rendre compatibles.
Une écoute au casque, dans le bruit
Un podcast s'écoute dans les transports, en marchant, en conduisant. La plage dynamique utilisable y est bien plus étroite qu'en salon : le passage le plus doux doit rester audible sur un fond de rue, sans que le plus fort ne saute aux oreilles.
Cela se règle au mixage, voix par voix, et non par une compression finale appliquée à l'aveugle sur l'épisode entier, qui écrase le jeu et s'entend.
Les niveaux des plateformes ne sont pas ceux de la télévision
La télévision française livre à −23 LUFS. Spotify, Apple Podcasts et YouTube normalisent autour de −16 LUFS en stéréo : 7 dB d'écart, parfaitement audibles.
Livrer un épisode au niveau broadcast le fait remonter par la plateforme, parfois au détriment du mixage ; le livrer trop fort le fait redescendre et aplatit la dynamique. Le niveau de destination se décide avant de mixer, pas à l'export.
La cohérence d'une saison
Un épisode isolé peut sonner très bien et détonner au milieu des autres. Sur une série, ce qui compte est qu'un auditeur passe de l'épisode 4 au 12 sans toucher son volume.
Cela suppose une session de référence, des repères de niveau tenus d'un épisode à l'autre, et un habillage calibré une fois pour toutes. C'est ce que permet un suivi au mois.
Questions fréquentes
À quel niveau faut-il livrer un podcast ?
Spotify, Apple Podcasts et YouTube normalisent autour de −16 LUFS en stéréo, avec une crête vraie à −3 dBTP. C'est 7 dB au-dessus du niveau de la télévision française, qui livre à −23 LUFS. Le niveau de destination se décide avant de mixer, pas à l'export : livrer trop fort fait redescendre l'épisode par la plateforme et aplatit la dynamique.
Que faut-il envoyer pour faire mixer un épisode ?
Les pistes séparées, une par intervenant, en WAV de préférence. La livraison se fait en WAV 48 kHz 24 bits ou en MP3 320.
Peut-on faire mixer une série entière plutôt qu'un épisode ?
Oui, et c'est le cas le plus courant. Le travail se facture à l'épisode ou en forfait mensuel. Sur une série, l'enjeu est qu'un auditeur passe de l'épisode 4 au 12 sans toucher son volume : la cohérence se tient sur la saison, pas sur un épisode isolé.
Faut-il être à Lyon ou à Paris pour travailler avec le studio ?
Non. La majeure partie des projets se suit à distance : vous prenez le temps de visionner de votre côté et de faire vos retours. Pour les validations en temps réel, le studio travaille en Session Link Pro, et vous suivez le mixage comme si vous étiez en régie. Des séances sur place restent possibles à Lyon et à Paris.
Combien de retours sont compris ?
Une passe de retours est incluse. Vous regroupez vos remarques, elles sont traitées en une fois, ce qui évite les allers-retours qui étirent un planning sans améliorer le résultat.
Les références
Digital · autres prestations
Le studio prend aussi en charge
Son pour YouTube · Habillage et identité sonore · Accompagnement au mois
Antenne : Mixage à l'image · Montage son · Surround 5.1 et Dolby Atmos