Méthode
Comment se déroule un projet
Le même cadre, du film de vingt secondes à la collection documentaire : savoir ce qu'on livre, à qui et quand, avant d'ouvrir la session.
Les six étapes
1. Le brief
Format, durée, destination de diffusion et date de livraison. Ces quatre informations suffisent à dire si le projet est faisable dans le délai et à quel prix.
2. La réception
Export AAF ou OMF du montage image avec les pistes séparées, les rushes son d'origine, une vidéo de référence avec timecode incrusté, et le cahier des charges du diffuseur s'il y en a un.
3. Le montage son
Tri des prises, nettoyage, traitement des bruits parasites, raccords d'ambiance, synchronisation. C'est l'étape la plus longue et celle qui décide du résultat.
4. Le mixage
Équilibrage à l'image, dynamique, spatialisation, habillage. Mesure continue des niveaux pour rester dans les specs du diffuseur.
5. La validation
Un lien d'écoute avec timecode permet de faire des retours précis, à la seconde. Les corrections se font en une ou deux passes.
6. La livraison
Mixage conformé aux specs, stems séparés si demandés, version internationale le cas échéant. Les fichiers sont vérifiés avant envoi.
Ce qu'il faut me transmettre
Un projet démarre bien avec, dès le départ : l'export AAF ou OMF du montage image avec les pistes séparées et les poignées, les rushes son d'origine, une vidéo de référence avec timecode incrusté, et le cahier des charges du diffuseur s'il existe. Un montage aplati en une seule piste stéréo limite fortement ce qu'il est possible de récupérer.
Formats et niveaux de livraison
Les valeurs ci-dessous sont les références du métier. Le cahier des charges d'une chaîne peut être plus strict ; c'est lui qui fait foi.
| Intensité sonore (TV France) | −23 LUFS intégré, recommandation EBU R 128, tolérance ±0,5 LU |
|---|---|
| Crête vraie | −3 dBTP maximum |
| Podcast et plateformes | environ −16 LUFS en stéréo, 7 dB au-dessus du niveau broadcast |
| Fichier | WAV ou BWF, 48 kHz, 24 bits |
| Stéréo | L / R |
| Surround | 5.1 selon ITU-R BS.775 : L, C, R, Ls, Rs et canal d'effets basse fréquence |
| Immersif | Dolby Atmos, avec vérification du rendu binaural et du repli stéréo |
| Stems | dialogues, musique et effets séparés, sur demande |
| Version internationale | mixage sans voix françaises, musique et effets conservés |
| Synchronisation | timecode et point de départ conformes au montage image livré |
D'où viennent les chiffres du site
Les contacts cumulés. Un contact est une exposition, pas une personne. C'est l'unité de l'achat d'espace, celle dont découlent les GRP : un téléspectateur qui suit mille épisodes compte mille fois. Ce n'est donc pas une portée, et le chiffre ne dit pas combien de personnes distinctes ont été touchées.
Le calcul se fait programme par programme : nombre d'épisodes mixés × audience. L'audience retenue est la moyenne quand elle est publiée, sinon la borne basse de la fourchette connue, jamais un record, qui décrit un pic et non l'ordinaire. Les programmes dont l'audience n'est pas documentée ne comptent pas du tout : dix-sept d'entre eux, dont Téléfoot et 28 minutes, n'entrent pas dans le total faute de chiffres publics. Les rediffusions non plus. Le total est donc un plancher.
Les compteurs de la page d'accueil mélangent deux natures de données, et la distinction compte :
Les vues relevées. Pour chaque vidéo dont l'adresse est connue, le nombre de vues est lu directement sur YouTube, pas estimé. Ces chiffres sont vérifiables une à une en ouvrant les vidéos citées sur le site. Dernier relevé : septembre 2026.
Les vues estimées. Certaines séries comptent des centaines d'épisodes qu'il est impossible d'énumérer un par un. Pour celles-là, le calcul est : nombre d'épisodes mixés × médiane des vues relevée sur un échantillon de la chaîne. La médiane, et non la moyenne : quelques épisodes viraux tireraient cette dernière vers le haut et surestimeraient le catalogue courant.
Concrètement, pour Legend : 300 épisodes mixés, médiane de 586 730 vues relevée sur 29 épisodes de la chaîne. Le total affiché est donc une estimation assumée, et non un relevé exhaustif.
Les audiences télévisées sont des chiffres Médiamétrie repris par la presse spécialisée et Wikipédia. Chaque badge du catalogue renvoie à sa source. Trois libellés différents y sont employés : « X par épisode » quand une moyenne existe, « jusqu'à X » quand seul un record est publié, et « X à Y selon les saisons » quand les moyennes annuelles sont connues. Un record n'est jamais présenté comme une moyenne.
Ce qui n'est pas compté. Les audiences de télévision ne sont pas additionnées aux vues : un téléspectateur n'est pas une vue, et cumuler des diffusions reviendrait à compter la même personne des centaines de fois. Les rediffusions ne sont pas comptées non plus, faute de données publiques.
À distance ou sur place
La majeure partie du travail se fait en studio. Vous prenez le temps de visionner de votre côté et de faire vos retours, sans contrainte d'horaire.
Pour les validations en temps réel, le studio travaille en Session Link Pro : vous suivez le mixage à distance comme si vous étiez en régie. Le même dispositif sert aux prises de voix à distance, avec un réseau de comédiennes et comédiens voix équipés.
Les séances en présence de la production restent possibles à Lyon et à Paris.